www.mamboteam.com
AGR.Orne Advertisement
Accueil arrow Flux RSS
16-05-2008
 
 
Flux RSS
La Gazette des Ancêtres
Blog généalogique et historique des familles Simard - Boudarel

  • Portrait robot
    Les recensements
    Notre devoir de mémoire
    Mon père lui a déjà parlé de cette période, et ce qu'elle en a retenu, venant de lui, c'est que lors de l'armistice, il a dévalé la pente à vélo pour annoncer la nouvelle aux habitants de Bandol, et qu'il a loupé le virage, est rentré tout droit dans la pharmacie.... pour ne s'arrêter (que par obligation) le vélo bloqué contre la banque et lui qui est passé par dessus.
    Le pharmacien lui a intimé l'ordre de se taire pendant qu'il le soignait et l'a engeulé parce qu'il ne se tenait pas tranquille.
    Tu parles ! il avait envie de hurler : la guerre est finie ! » « Mon grand-père, lui, l'a fait cette guerre, mais il n'en parlait jamais....
    Une seule fois, il a dit que c'était très dur pour lui car, naturalisé français depuis 1930, il se battait contre les siens...les italiens » « Ma mère se souvient surtout de la gifle monumentale qu'elle a reçu de son père. Il y avait une alerte, tellement pressée de se réfugier à la cave qu'elle a littéralement sauté toutes les marches. C'est son père qui l'a récupérée en vol et qui, une fois la frayeur passée, lui a mis une gifle qui lui fait encore mal à la joue » « Mon père a fait la guerre, comme tous ceux de sa génération, mais il n'en parlait jamais, tout ce qu'il a dit, c'est qu'il a traversé la France à pied du Nord au Sud avec sa compagnie.
    J'ai su par ma mère, après la mort de mon père qu'il avait fait parti des FFI.
    Le père de mon mari était dans la résistance, il n'en parlait jamais lui non plus. » « Née de parents déjà âgés, mon enfance a été bercée par les récits de guerre, mon père ayant fait les deux, blessé et fait prisonnier, son neveu, résistant âgé de 17 ans a été fusille par les allemands avec son réseau en tout 15 personnes, sur dénonciation de français et ce cas est loin d'être unique.
    Le plus insoutenable pèlerinage que j'ai pu faire fut Oradour sur glane et j'avais 13 ans , cette ville calcinée avec ces quelques murs debout , une vieille voiture rouillée des restes abandonnés d'une vie brusquement arrachée , ce silence entrecoupé du récit du guide qui lui était un rescapé de ce carnage m' a complètement bouleversée, je m'imprégnais de ces horreurs comme si je les avais vécu , une ville brûlée, ses habitants dont de nombreux alsaciens furent brutalement conduits dans leur église pour y être passés par les armes . » « Nous avions « la chance » de vivre de l?autre côté de la Méditerranée ; mon père a été arrêté à trois reprises (il s?évadait !) mais la troisième il était pour partir dans les camps ; heureusement les Ricains ont débarqué. Mon oncle n?a pas eu cette chance, il a été déporté.
    Etant petite quand je lui ai demandé ce qu?était le chiffre qu?il portait sur le bras, il m?a juste répondu : « pour ne pas que j?oublie ». » « C?est l?histoire de mon grand père, il était prisonnier de guerre dans une ferme et il s?est évadé, mais il a été bloqué par une rivière car il ne savait pas nager. Il a donc été repris est cette fois pas dans une ferme mais un camp. Quand il est revenu mon père et mon oncle ont demandé à leur mère qui était ce monsieur. D?après ma petite mamie il a hurlé pendant des années toutes les nuits.» «Je me souviens de l'air triste qu'avait ce jeune homme qui portait une veste kaki. Dans le dos, en énorme, les deux lettres P G prisonnier de guerre.
    Il travaillait chez le paysan qui était vers chez ma grand mère. Bien sûr je croyais que son prénom était Fritz car tous l'appelaient ainsi......j'étais gamine, je lui faisais des sourires mais il n?osait pas lever la tête!!!
    C'était une maison où il devait être nourri potablement car la patronne était gentille pas comme le patron qui criait toute la journée.» Notre devoir de mémoire est ici, dans la transmission de ces souvenirs, pour que personne n'oublie le quotidien de ces temps de guerre et que personne n'ait à le vivre.

  • Lyon : La presse illustrée en ligne
    Le chant des Canuts
     « Lyon, 1830. Julien, jeune chef d'atelier, a reçu en héritage de son père deux métiers à tisser, la passion de son travail et le goût des belles soieries. Dans l'atmosphère bruyante et colorée de la Croix-Rousse, le tissage de la soie est beaucoup plus qu'une technique : c'est un art. Mais la situation économique dans la soierie se dégrade. Les relations entre fabricants, marchands et ouvriers tisseurs se durcissent. C'est le début de la " révolte des Canuts ", dans laquelle vont s'impliquer Julien et d'autres chefs d'atelier dès octobre 1831. »    Placés sous le joug des négociants qui fixent les prix du travail, les ouvriers tisseurs ont de plus en plus de mal à vivre de leur travail. Regroupés au sein d?une mutuelle, ils réclament auprès du préfet du Rhône, Louis BOUVIER-DUMOLART, la fixation d?un prix minimum. 104 négociants refusent d?appliquer ce tarif, ce qui aura pour conséquence la première révolte de 1831. Après avoir mis en déroute la garde nationale, les canuts s?emparent de l?hôtel de ville.   A Paris, c?est la consternation et l?émoi. Le 25 novembre, Casimir PERIER annonce que le duc d'Orléans, fils aîné du roi, et le maréchal Soult, ministre de la Guerre, se mettent à la tête d'une armée de 20 000 hommes pour reconquérir Lyon. Le 3 décembre Lyon est repris aux insurgés et le tarif est annulé. En 1834, la chambre des Pairs envisage de durcir une loi soumettant à autorisation du gouvernement toute association de plus de 20 personnes. Un amalgame est alors créé entre les associations politiques qui sont visées par ce texte et les associations mutuelles ouvrières auxquelles sont très attachés les canuts Lyonnais. Des milliers d?ouvriers descendent dans les rues. L'armée occupe la ville et les ponts. La garde nationale tire sur une foule désarmée. Aussitôt, les rues se couvrent de barricades et les ouvriers se barricadent dans les quartiers en en faisant de véritables camps retranchés. Au bout d?une semaine, l?armée reconquiert progressivement la ville. Les combats auront fait plus de 600 victimes. 10 000 insurgés seront fait prisonniers, jugés à Paris puis condamnés au bagne.     Louis MURON dresse ici un portrait poignant des conditions de travail et de vie des soyeux lyonnais. Son héros, Julien, nous sert de fil rouge entre l?Histoire de cette révolte qui serait à l?origine des révoltes ouvrières du 19e siècle et l?histoire des canuts, nous faisant entendre encore le bistanclaque des machines.     Louis MURON, Le chant des Canuts, Presses de la Cité.       Pour aller plus loin :   Métiers d?autrefois : la soie et les canuts




    Nos ancêtres vies et métiers, n°28 Métiers de la Soie 15e ? 19e siècles









Meteo France
Identification




Nombre de visiteurs

Dernières Minutes

Les relevés disponibles à la consultation sont aux nombre de 120 687 actes sur 58 communes, une nouvelle mise à jour aura lieu bientôt sur notre base, accessible à nos adhérents ainsi que chez Patro.com

 
 
Top! Top!